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  • : L'amour, l'amour, et quelques baisers plus tard... nous sommes déjà 4 ! Voici mon journal de bord, mon carnet, mon espace de réflexions et de défoulements... sur moi, nous et notre famille.
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Vendredi 18 juillet 2008
et oui, au cas où je m'ennuierais, je préfère organiser ma vie pour qu'elle soit bien remplie... Mais c'est différent d'il y a quelques mois. J'ai tellement mieux conscience de mes limites que je n'ai pas peur. Je n'ai plus cette boule au plexus qui me stressait mais sans laquelle je ne parvenais pas à avancer : je m'investie parce que j'ai envie, parce que je sens que ma place est là.

Je suis impliquée dans l'association Signe avec moi (SAM). Je suis aimatrice d'ateliers depuis octobre 2006, je suis sur le forum, j'ai suivi les démarches du CA puis j'ai préféré lors de la dernière AG ne pas m'investir au CA, mais m'investir pour la formation de futurs animateurs SAM.

On y a travaillé ces trois derniers jours, à Vias.

C'était intense. Bouillant d'émotions. Beaucoup de travail de fond pour pouvoir avancer ensemble, tous ensemble, avec des personnalités parfois difficiles, des problèmes de commnunication (sourds / entendants mais pas seulement) et des blessures à panser.

J'en ressors très déstabilisée, un peu à vif, avec plusieurs pistes à travailler dans très heureuse.
publié dans : Réflexions en tous genres
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Lundi 14 juillet 2008
Nous avons été invités par Pauline et sa famille à partager un weekend à la campagne, au vert, au frais.
C'était pour moi un grand honneur, j'ai bien senti que ce n'est pas souvent qu'elle faisait ce type de proposition et d'en être la destinataire, ça m'a touché.

Nous sommes donc parti à deux voitures, tous ensemble, vendredi soir. ne halte au resto de la dernière aire d'autoroute avec des enfants ravis et excités, et des adultes encore intimidés, me semble t'il.

Arrivée de nuit, on boit une tisane en discutant, puis installation tranquille dans un espace familial (ah, le cododo sur des matelas par terre, c'est vraiment chouette !) et une bonne nuit.

Le temps est incertain mais en s'en fout complètement. Samedi en fin de matinée on se balade dans ces chemins même où Pauline, sa mère, ses grands parents et ceux avant eux se sont baladés, on aperçoit les maisons des membres actuels de sa famille. Pauline décrit, explique.
J'aime ça : essayer de comprendre les vies des gens...

Le grand père maternel de Pauline : son père l'avait menacé de se pendre à l'arbre devant la maison s'il épousait la polonnaise dont il était amoureux, et ainsi contraint d'épouser une fille possédant des terres. Il s'était incliné, épousant ainsi une femme qu'il n'aimait pas, croisant celle qu'il aimait régulièrement et la suivant épouser un ami à lui, ayant des enfants, puis petits enfants (dont une qui, pourrait il, me ressemble, comme me l'a dit Pauline) quand lui a eu ses enfants et ses petits enfants. Il n'a eu que des filles, ainsi... les terres... enfin... Et puis sa femme, il est toujours resté un décalage, ils ne s'étaient pas vraiment choisi...

Ensuite nous rencontrons François, le frêre de Pauline. Il retape "sa" maison, il est intéressé par l'écologie, et on accroche vraiment bien. Maison, jardin, son amie est danseuse... j'ai hate de la rencontrer... est ce que les danseuses évoluent ? (je me comprends)

Le repas est simple, convivial.

Samedi après midi, les enfants dorment mais pas tous en même temps alors c'est un peu galère. On va visiter une expo photo mais finalement je ne verrai que les goutes sur les fenètres de la voiture, et j'aime ça quand même... J'aime la pluie tout autant que la regarder couler le long des carreaux, creusant des sillons inattendus et continuels. J'y passais des heures, petites...

On finit l'après midi par un gouter dans un salon de thé, Pauline et moi on parviens à papoter, et c'est toujours un profond et vrai partage ; puis l'achat de chaussures, Pauline une paire, et moi une paire, au moment de la fermeture du magasin. Ravies !

La soirée est chouette aussi ; les enfants s'entendent bien, les "grands" jouent ensemble, les "petits" les suivent et font aussi leur vie, nous on se détend autour d'un apéro puis d'un repas sympa. La maman de Pauline vient nous dire bonne nuit, on chante en endormant les bébés... Le climat est vraiment tranquille.

Dimanche, pendant que les mamans s'occupent de baigner les enfants et de commencer le repas, les papas partent avec les bébés faire des courses, on mange puis on part tous les huit et avec François et Sylvie visiter d'autres petits villages. C'est mignon. C'est doux et agréable, c'est convivial, vrai. J'apprécie, vraiment.
Une discussion avec Sylvie, qui a des expériences intéressantes, en danse, mais non, les danseuses, dans le fond, sont toutes les mêmes (je me comprends ! ! )

Au retour  on passe dire bonjour aux grands parents de Pauline. L'image que je m'étais faite correspond. Une femme qui me semble aigrie et cassante, un homme jovial. Elle des joues sèches et le sourire inversé, lui de belles joues roses et rembondies, des yeux pétillants. Les enfants vont voir les lapins, nous observons les maisons et les plantes, la glycine parme, la lavande...

Nous prenons ensuite l'apéro puis nous repartons vers Toulouse, en nous arrétons à la même aire qu'à l'aller.
Dans la voiture, je commence à ressentir du mal au ventre, quelque chose ne va pas sans que je ne puisse dire quoi.
La nuit a été difficile : le mal de ventre m'empêche de dormir.

Au matin, Elià qui avait quelques boutons est plein de pustulles, il a la varicelle. Et je suis vraiment patraque.
Pauline appelle ; son grand père s'est suicidé en se tirant une balle de fusil.

...                                                  ...


Il n'avait plus choisi sa vie depuis de longues années, il a choisi sa mort.


publié dans : L'amitié
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Jeudi 10 juillet 2008
Ma sensation depuis plusieurs semaines : sérénité.
Je me sens centrée.

Je peux travailler quand j'arrive à trouver une organisation et du temps pour le faire, puis être avec mes enfants, aller voir mes amis, me baigner en piscine et surtout accompagner mes enfants dans leur baignade, revenir vite vite théoriquement en retard pour préparer l'apéro de la copropriété, être à cet apéro, papoter, gérer les loulous, me coucher tard, et ...

...rester sereine.

C'est agréable.
publié dans : Réflexions en tous genres
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Mardi 8 juillet 2008
C'est drôle : dès les premières minutes où je l'ai rencontrée, lors de notre première rencontre, j'ai senti quelque chose de fort. Je me sens connectée, et sur la même longueur d'onde. Je ne suis pas sûre que cela soit réciproque et je m'en fiche, ce qui montre à quel point tout va bien : Je ne prends pas d'énergie à espérer ou à me demander si elle m'apprécie, je l'apprécie et c'est tout.

J'apprécie sa voix, qui a quelque chose de la voix de ma cousine Monique, et j'aime bien : comme une toute légère éraillure sur certaines voyelles dans certaines intonnations, quelque chose de subtil et doux.
J'apprécie aussi la façon dont elle habite son corps, à la fois décontractée et bien axée sur ses jambes, assumant semble-il ses formes à peine ronde.

J'apprécie surtout sa pensée claire, limpide, et qui s'accorde tout à fait avec la mienne, nous permettant, alors que nous ne nous connaissons qu'à peine, de nous comprendre sans nous parler et de faire e une heure ce matin un travail qui aurait pu nous prendre une demi journée...

Je suis curieuse de savoir comment notre relation va grandir, ou évoluer, vers où nous la mènerons... Curieuse.

publié dans : Réflexions en tous genres
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Lundi 7 juillet 2008
Marion, la jeune fille qui gardait les enfants de temps en temps, étant occupée tout le mois de juillet puis partant suivre son ami à Bordeaux, je n'ai plus de relai pour la garde des loulous ou pour d'autres services.

Aussi on a passé une annonce et on cherche à embaucher une personne qui garderait les enfants parfois, qui ferait du ménage,  vaisselle et repassage, ...

Et cette semaine, on recrute.
publié dans : Vie de famille
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